Mon amie la rose – Françoise Hardy

Mon amie la rose – Françoise Hardy

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l’a dit ce matin
A l’aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

Pourtant j’étais très belle
Oui, j’étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l’a dit ce matin
Vois le dieu qui m’a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J’ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

Tu m’admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j’ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Crois celui qui peut croire
Moi, j’ai besoin d’espoir
Sinon je ne suis rien

Ou bien si peu de chose
C’est mon amie la rose
Qui l’a dit hier matin

Tandem – Vanessa Paradis

Tandem – Vanessa Paradis

Dans le mot je t’aime
Trop de M
Et jamais jamais un seul N
Dans amour toujours
C’est le pour
Ou le contre c’est souvent la haine
On m’dévisage
On m’envisage
Comme une fille que je ne suis pas
Je m’exile
Trop fragile
Mille et une nuits m’éloignent de moi

Refrain :
Dans le mot je t’aime
Tandem
Autant d’M
Parfois ça brille comme un diadème
Toujours le même thème
Tandem
C’est idem
Bientôt le crash
I don’t know when

Tu es fort en thème
Math-elem
Mais en math-sup tu deviens blême
Dans amour toujours
C’est le pour
Ou le contre on récolte ce que l’on sème
Tu m’dévisages
Tu m’envisages
Comme une fille que je ne suis pas
Tu m’exiles
Si fragile
Mille et une nuits m’éloignent de toi

Refrain :
Dans le mot je t’aime
Tandem
Autant d’M
Parfois ça brille comme un diadème
Toujours le même thème
Tandem
C’est idem
Bientôt le crash
I don’t know when

 

Le Tourbillon de la vie – Jeanne Moreau

Le Tourbillon de la vie – Jeanne Moreau

Elle avait des bagues à chaque doigt.
Des tas de bracelets autour des poignets.
Et puis elle chantait avec une voix.
Qui, sitôt, m’enjôla.

Elle avait des yeux, des yeux d’opale.
Qui me fascinaient, qui me fascinaient.
Y avait l’ovale de son visage pâle.
De femme fatale qui m’fut fatale.
De femme fatale qui m’fut fatale.

On s’est connu, on s’est reconnu.
On s’est perdu de vue, on s’est r’perdu d’vue.
On s’est retrouvé, on s’est réchauffé.
Puis on s’est séparé.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l’tourbillon de la vie.
Je l’ai revue un soir, aïe, aïe, aïe.
Ça fait déjà un fameux bail.
Ça fait déjà un fameux bail.

Au son des banjos je l’ai reconnue.
Ce curieux sourire qui m’avait tant plu.
Sa voix si fatale, son beau visage pâle.
M’émurent plus que jamais.

Je me suis soûlé en l’écoutant.
L’alcool fait oublier le temps.
Je me suis réveillé en sentant.
Des baisers sur mon front brûlant.
Des baisers sur mon front brûlant.

On s’est connu, on s’est reconnu.
On s’est perdu de vue, on s’est r’perdu de vue.
On s’est retrouvé, on s’est réchauffé.
Puis on s’est séparé.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l’tourbillon de la vie.
Je l’ai revue un soir ah ! là là.
Elle est retombée dans mes bras.
Elle est retombée dans mes bras.

Quand on s’est connu.
Quand on s’est reconnu.
Pourquoi s’perdre de vue ?
Se reperdre de vue ?

Quand on s’est retrouvé.
Quand on s’est réchauffé.
Pourquoi se séparer ?

Alors tous deux on est reparti.
Dans le tourbillon de la vie.
On a continué à tourner.
Tous les deux enlacés.
Tous les deux enlacés.
Tous les deux enlacés.